Reportages médiatiques : le VIH et le droit criminel

Ce guide se veut une ressource fondée sur les données probantes pour aider les journalistes du Canada à publier des reportages responsables et exacts sur les allégations de non-divulgation du VIH et sur les affaires criminelles s’y rattachant.

Au Canada, des personnes vivant avec le VIH peuvent être poursuivies pour « agression sexuelle grave » (l’une des infractions les plus graves du Code criminel) si elles ne disent pas à leurs partenaires sexuel-les qu’elles ont le VIH avant d’avoir des contacts intimes. La criminalisation de la « non-divulgation du VIH » est sévère et enracinée dans la stigmatisation : des personnes font l’objet de poursuites même lorsque le risque de transmission est faible ou nul. La peine maximale est l’emprisonnement à perpétuité et une condamnation pour ce crime emporte une inscription obligatoire à vie comme délinquant-e sexuel-le. Cette approche va à l’encontre des droits de la personne et des principes de la santé publique; elle est critiquée aux paliers national et international, notamment par des expert-es des Nations Unies. Loin de réduire la transmission du VIH, il est à présent reconnu par plusieurs expert-es que la criminalisation du VIH catalyse l’épidémie.

Des progrès considérables dans la prévention et le traitement du VIH ont graduellement transformé le discours et la compréhension du public. Mais une forte mésinformation persiste. Les médias peuvent jouer un rôle vital en modernisant les conversations que nous avons à propos du VIH et en traitant de la non-divulgation du VIH de manière responsable, dans une perspective fondée sur les données et qui ne perpétue pas la stigmatisation.

 

Cet article a été publié dans Anglais, Français, Criminalisation du VIH, Our Work. Bookmarker le permalien. Les commentaires et les trackbacks sont fermés.