En communion avec des ami-es, des collègues et des communautés aux quatre coins du monde, le Réseau juridique VIH déplore le décès de Stephen Lewis. M. Lewis était un véritable porte-étendard des personnes vivant avec le VIH et autrement affectées par celui-ci, un vif défenseur des droits humains et un être humain sans pareil. Aujourd’hui, le monde semble plus lourd sans sa présence.
Stephen Lewis a braqué les projecteurs avec une formidable intensité sur l’épidémie de VIH et de sida, notamment sur les personnes touchées, au cœur de l’épidémie, qu’on a trop longtemps ignorées, stigmatisées, criminalisées et reléguées aux marges de la société. Bien sûr, nous savons que cette marginalisation persiste, mais Stephen était convaincu qu’il était possible – qu’il est toujours possible – d’en faire davantage, notamment en mettant au premier plan les droits humains et l’humanité des personnes les plus touchées, y compris, d’importante façon, les femmes. Il croyait au pouvoir de la communauté et au pouvoir intrinsèque des regroupements de gens. Par-dessus tout, Stephen Lewis croyait en l’espoir, et il nous a appris à y croire également.
Difficile de trouver les mots pour exprimer ce que Stephen représentait pour le Réseau juridique, et bien sûr pour la communauté du VIH à travers le monde. Il avait, comme on sait, toujours le mot juste. Il était un orateur doué et a mis son pouvoir de persuasion maintes fois au service de nos causes communes – notamment l’accès aux médicaments pour tous et toutes, la fin de la criminalisation du VIH et le progrès vers des politiques progressistes en matière de drogues au Canada et ailleurs. Ami et mentor pour le personnel du Réseau juridique, il envoyait souvent des messages que beaucoup d’entre nous ont conservés : des mots d’encouragement et de reconnaissance qui nous redonnaient du courage dans des moments particulièrement éprouvants. Ces mots de lui nous semblent si précieux aujourd’hui, alors que nous poursuivons le travail de pionnier que Stephen Lewis a mené pendant tant d’années.
Nos pensées vont à sa chère épouse, à ses enfants, ses petits-enfants, sa famille élargie et ses ami-es, ainsi qu’à tou-te-s ceux et celles qui pleurent la perte de cet homme franchement extraordinaire.
Que son souvenir soit une source de réconfort. De fait, il l’est déjà.